Maximum de l’essaim des Perséides (nuit du 12 au 13 août)


Après le succès des trois soirées que nous venons d’animer (Éclipse de Lune et Nuits des Étoiles), si l’envie vous prend de vouloir poursuivre votre découverte des merveilles du ciel nocturne, vous pouvez essayer de profiter comme chaque année d’une soirée d’été pour observer les étoiles filantes de l’essaim des Perséides. Pas besoin de venir nous rejoindre et regarder dans nos oculaires cette fois, le phénomène s’observe à l’œil nu. Il vous suffira de vous allonger au sol (ou bien sur un transat pour plus de confort) avec une petite couverture pour ne pas avoir froid et de regarder la voûte céleste en direction de la constellation de Persée (qui se situe sous celle de Cassiopée, le ‘W’). N’allumez pas de lumière car celle-ci viendrait perturber votre capacité d’observation dans le noir. En effet, la pupille met environ 20 minutes pour se dilater au maximum si elle est dérangée par une « lumière parasite ».

Persée

Constellation de Persée

 

Les étoiles filantes sont dues à la rentrée atmosphérique de débris se trouvant sur l’orbite de comètes croisant l’orbite de la Terre autour du Soleil. En effet, ces comètes périodiques, libèrent une quantité de matière importante à chaque fois qu’elle repasse à proximité du soleil qui reste ensuite en orbite sur la trajectoire de la comète autour du soleil.

La Terre croise parfois l’orbite de ces comètes au cours de son parcours autour du soleil, et chaque fois que cela se produit, les débris de comètes en suspension sont alors attirés par l’attraction gravitationnelle de la Terre. La plupart de ces débris ont la taille d’un grain de poussière, mais cela est suffisant pour fendre le ciel d’une magnifique traînée. Cette traînée est due à la vitesse élevée des débris (59 km/s en moyenne dans le cas des Perséides, ce qui fait 212 400 km/h !) En pénétrant dans l’atmosphère, leur température s’élève à 2000°C et ils se consument, produisant les traînées lumineuses. Les Perséides s’illuminent vers 115 km d’altitude pour s’éteindre vers 90 km en moyenne. Chaque année, ce sont au total 100 000 tonnes de poussières qui brûlent ainsi dans l’atmosphère.

On sait que l’essaim des Perséides, visible au courant du mois d’août est lié à la comète 109P/Swift-Tuttle, découverte en 1862 et qui repasse tout les 133 ans (dernier passage au plus proche de la Terre en 1992).

 

Les météores d’un même essaim paraissent venir d’un même point de la sphère céleste. Ce point est appelé radiant. Sa position varie au fil des jours. Le nom de la constellation dans laquelle il se situe donne son nom à l’essaim météoritique. Ainsi, l’essaim des perséides doit son nom à la constellation de Persée car autour du maximum de l’essaim les étoiles filantes semblent émaner d’un point situé dans la constellation de Persée. Cependant d’autres météores n’ont pas de directions privilégiées, on parle alors de météores sporadiques. Même si les Perséides semblent venir de Persée, elles peuvent en être très éloignées.

En 2018, selon l’International Meteor Organization, le maximum de l’essaim aurait probablement lieu entre le 12 août et le 13 août. La phase de la Lune sera idéale cette année avec une Nouvelle Lune le 11 août autour du maximum d’activité de l’essaim. Vous pourrez ainsi encore plus en profiter car la lumière de Séléné ne viendra pas perturber vos observations. L’idéal étant bien entendu de se placer dans un endroit le plus éloigné possible des sources de pollution lumineuse.

Sources :

 

 

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